NOTRE FONCTIONNEMENT
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Qui dirige A.A.?
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Il n'y a pas de membres ou de responsables qui exercent une autorité ou un pouvoir quelconque dans l'association. Toute forme de gouvernement est inexistante. Il est tout de même évident que, même dans une organisation sans statut officiel, certains travaux doivent être accomplis. Par exemple, quelqu'un doit s'occuper de trouver un lieu de réunion adéquat, prévoir et préparer le programme des assemblées. Quelqu'un doit aussi faire servir le café et le goûter au cours duquel s'établit une camaraderie de bon aloi parmi les membres. Certains groupes trouvent qu'il est sage de confier à un membre cette responsabilité d'entretenir des relations étroites avec A.A. à tous les échelons de l'association. A la formation d'un groupe, des volontaires peuvent assumer certaines de ces fonctions en agissant comme serviteurs du groupe. Dès qu'il est possible, cependant, ces fonctions sont confiées par élections aux membres qui les exercent à tour de rôle pour un temps limité. Le groupe classique peut avoir un secrétaire, un comité des programmes, un comité du goûter, un trésorier et un délégué, représentant le groupe au Bureau général de Service ou à l'Assemblée régionale. On exhorte les nouveaux venus qui ont atteint une période raisonnable de sobriété à assumer leur part de responsabilités. Certaines fonctions déterminées se greffent aussi aux niveaux national et international. On doit écrire, imprimer et distribuer sur demande la littérature aux individus et aux groupes. On doit répondre aux demandes d'informations des groupes anciens et nouveaux. On doit s'occuper des demandes personnelles de renseignements sur le programme de rétablissement A.A. On doit assister et renseigner les directeurs d'institutions qui le désirent. On doit établir et maintenir des relations solides avec la presse, la radio, la télévision, le cinéma et tous les autres moyens de communication. Afin de favoriser la saine croissance de l'association, les premiers membres, assistés d'amis non alcooliques, ont établi un bureau de surveillance: "The Alcoholic Foundation", aujourd'hui: "The General Service Board of Alcoholics Anonymous". (le Conseil d'Administration des services généraux des Alcooliques Anonymes). Ce bureau est le gardien des traditions et du service général des A.A. Il lui incombe cette responsabilité de préserver l'intégrité et les qualités de service de "A.A.'s General Service Headquarters" à New York (Quartiers généraux de Services des Alcooliques Anonymes). La "General Service Conférence of A.A." (Conférence générale de Services) est l'agent de liaison entre ce bureau et les 50.000 groupes A.A. Cette conférence, composée de 90 délégués des centres régionaux, rencontre les fiduciaires du Bureau et les membres du personnel des quartiers généraux au cours d'une assemblée annuelle de plusieurs jours. La Conférence est exclusivement une agence de services et de consultations. Elle n'est pas autorisée à réglementer ou à gouverner l'association. La réponse à cette question: «Qui dirige A.A. ?» peut donc s'énoncer ainsi: la société est uniquement un mouvement démocratique dont le minimum d'organisation reconnue ne relève d'aucun gouvernement central. |
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Comment les membres A.A. conservent-ils leur sobriété ?
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| A.A. est un programme d'abstinence complète d'alcool. Les membres évitent simplement de prendre un seul verre, un jour à la fois. C'est en partageant expérience, énergie et espoir aux réunions de groupe et en s'inspirant des suggestions proposées par les Douze Etapes pour se rétablir de l'alcoolisme, que la sobriété peut être durable. |
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Qu'est-ce qu'une réunion "ouverte" ?
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| Une réunion ouverte dans A.A. est une assemblée de groupe qui admet tout le monde, alcoolique ou non. Une seule exigence:celle de ne pas dévoiler, à l'extérieur, les noms des membres A.A. présents. Une assemblée ouverte comporte ordinairement des orateurs et un modérateur. Celui-ci ouvre et clôt l'assemblée et présente chacun des conférenciers. Sauf de rares exceptions, ceux-ci sont membres des A.A. Ils peuvent relater, à tour de rôle, quelques unes des expériences d'alcool qui les ont amenés à se joindre aux A.A. Ou ils peuvent donner leur propre interprétation du programme de relèvement et suggérer ce que la sobriété leur a valu. Dans A.A., toutes les opinions émises sont strictement personnelles, puisque chacun ne parle que pour soi. Lorsque c'est possible, on inscrit au moins un conférencier féminin à l'agenda et on essaie de présenter des conférenciers dont la vie alcoolique et les motifs de boire présentent des variantes. Les réunions ouvertes se terminent généralement par un goûter où l'on peut parler amicalement en dégustant café, sandwiches et gâteaux. |
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Qu'est-ce qu'une réunion "fermée" ?
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| La réunion fermée n'admet que les membres A.A. du groupe et les membres visiteurs des autres groupes. Le but des réunions fermées est de permettre aux membres de discuter certains aspects de leur vie qui ne peuvent être compris que par des alcooliques. Ces assemblées se tiennent d'habitude sans cérémonie et tous les membres sont invités à prendre part à la discussion. Ces réunions offrent au nouveau venu l'avantage de lui permettre de poser certaines questions qui le troublent et de bénéficier de l'expérience de membres plus avancés dans le programme. |
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Puis-je amener un parent ou un ami aux réunions des A.A.?
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| Quiconque est intéressé au mouvement, membre ou non, est le bienvenu aux réunions ouvertes des groupes. Le nouveau venu, en particulier, est invité à amener son épouse, son mari ou des amis aux assemblées; leur compréhension du programme de rétablissement peut être un facteur important dans l'aide qu'ils apporteront à l'alcoolique pour atteindre et maintenir sa sobriété. Bon nombre d'épouses et de maris y assistent aussi fréquemment que leur conjoint et prennent une part active aux activités sociales du groupe. (Nous rappelons ici que les réunions "fermées" sont par tradition réservées aux alcooliques). |
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Ce que A.A. ne fait pas
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| A.A. ne tient pas de fichiers de ses membres; ne s'engage ni ne cautionne aucun travail de recherche; ne fait partie d'aucun «conseil» ni d'aucun centre d'aide sociale (même si des membres A.A. , des groupes et des bureaux de service collaborent fréquemment avec ceux-ci); ne surveille ni n'essaye de contrôler ses membres; n'établit pas de diagnostic médical; ne donne ni médicament ni avis psychiatrique; ne fournit pas de cure de désintoxication, ne fournit aucune aide médicale; n'offre pas de service religieux; ne procure ni logement, ni nourriture, ni vêtement, ni emploi, ni argent, ni assistance sociale; n'émet pas d'avis sur la vie privée ou professionnelle. |
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A.A. m'aidera-t-il financièrement ?
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| Beaucoup d'alcooliques, au moment où ils se confient aux A.A., afin de résoudre leur problème d'alcool, ont aussi accumulé de sérieux problèmes financiers. Naturellement, certains chérissent l'espoir que les A.A. pourront les aider à régler leurs obligations financières les plus pressantes. Aux premiers jours d'A.A. comme société, l'expérience a démontré que la facilité du nouveau venu à demeurer sobre ou à se sortir de situations difficiles où l'abus de l'alcool l'avait conduit, ne tenait pas à une question d'argent. Celui qui veut honnêtement et sincèrement faire face aux réalités de la vie, "si endetté soit-il", n'a jamais pu démontrer que le manque d'argent fut un obstacle. Aussitôt que le problème principal, celui de la boisson, a été résolu, tous les autres problèmes, y compris les problèmes financiers, semblent se régler à tour de rôle. Certains membres ont réussi un relèvement financier sensationnel au cours d'une période de temps relativement courte. Pour d'autres, la remontée a été longue et pénible. La réponse demeure invariable : A.A. n'existe que pour un seul but et ce but n'est en aucune façon apparenté à la prospérité ou à la pauvreté. Il n'y a rien qui puisse empêcher un membre d'inviter à dîner, d'habiller ou même de prêter une somme d'argent à un nouveau venu. Une telle décision reste à la discrétion de chacun. Toutefois, laisser croire au nouveau venu que le mouvement est une sorte d'institution de charité serait l'induire en erreur. |
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A.A. m'aidera-t-il à régler mes problèmes de famille ?
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| L'alcool est fréquemment un élément de désordre dans la vie de famille : il exagère les petites chicanes, dévoile les défauts de caractère et cause des problèmes financiers. Même avant de se joindre aux A.A., que d'hommes et de femmes ont réussi à gâcher complètement leur vie de famille. Certains nouveaux venus, se rendant compte tout à coup de leurs responsabilités devant un tel état de confusion, désirent avec ardeur et enthousiasme, à force de promesses d'amendement, renouer les liens rompus avec leur famille afin de mener une vie normale. D'autres, avec ou sans raison, manifestent toujours envers leur famille un profond ressentiment. Presque toujours, le nouveau venu qui est sincère dans sa détermination de rester membre, n'a pas de difficulté à renouer les liens rompus de sa vie de famille. Ces liens qui réunissent l'alcoolique rétabli à sa famille sont souvent plus solides qu'auparavant. Quelquefois, par contre, le dommage est irréparable au point qu'il faille aborder le problème sous un jour tout à fait différent. En général, l'histoire se termine sur une note heureuse. L'expérience nous apprend que l'alcoolique qui se joint aux A.A. dans le seul but de sauvegarder la paix familiale et non parce qu'il désire vraiment s'arrêter de boire, pourra éprouver de la difficulté à atteindre la sobriété. Le désir de sobriété doit prédominer. Une fois sobre, l'alcoolique s'apercevra qu'il est en mesure de faire face avec réalisme à une foule de tracas qu'il pourra régler maintenant avec beaucoup de facilité. |
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Comment A.A. est-il financé? |
| Au cours des années, Alcooliques Anonymes a affirmé et renforcé une tradition selon laquelle l'association subvient complètement à ses besoins et ne recherche ni n'accepte les contributions des non-membres. |
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A.A. dirige-t-il des hôpitaux ou des maisons de repos pour alcooliques ?
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| Il n'y a pas "d'hôpitaux ou de maisons de repos A.A.". En fait A.A. ne patronne aucune institution du genre. S'appuyant sur la tradition que la société ne vienne jamais en conflit avec ceux qui rendent des services de ce genre, la société évite aussi tout malentendu quant à son but primordial qui est d'aider les alcooliques à la recherche d'un mode de vie sans alcool Dans certaines localités, des comités de service, composés de membres des A.A. ont pris personnellement des dispositions avec les hôpitaux de l'endroit permettant l'admission d'alcooliques aux fins de traitements. Ils sont recommandés par les membres en tant qu'individus et non comme représentants de la fraternité comme telle. Ailleurs, des groupes ou des membres d'A.A. ont ouvert des maisons de repos où les nouveaux venus sont initiés, d'abord, au programme de relèvement. Les propriétaires ou les gérants de ces maisons, à cause de leur connaissance profonde des problèmes que doit affronter l'alcoolique à ce premier stade si difficile de la sobriété, sont souvent en mesure de l'aider. Toutefois, ces maisons n'ont aucun rapport avec l'association, si ce n'est qu'elles sont parfois régies par des personnes qui sont parvenues à la sobriété par A.A. En tant que mouvement, les A.A. ne sont jamais affiliés à aucune entreprise commerciale. |
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A.A. encourage-t-il les activités sociales ?
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| La plupart des membres sont des gens sociables, ce qui a pu, en partie, contribuer à les rendre alcooliques. C'est pourquoi, on essaye toujours de rendre les réunions aussi animées que possible. La fraternité des A.A. n'a jamais établi un programme défini de loisirs pour ses membres, puisque le seul but du mouvement est d'aider l'alcoolique à devenir sobre. Dans certaines régions, des membres, sous leur propre responsabilité, ont ouvert des clubs ou fourni d'autres genres de divertissements aux gens de leur groupe. Ces clubs sont complètement indépendants des A.A. et un grand soin est apporté à ne pas les identifier avec le mouvement.Où il n'y a pas de clubs, il n'est pas rare de voir les groupes, selon l'occasion, organiser des dîners anniversaires, des pique-niques, des réunions à la veille du Jour de l’An ou autres fêtes spéciales. Dans plusieurs grandes villes, des membres dînent ensemble régulièrement et organisent d'amicales réunions de fin de semaine. |
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Qui sont les responsables de la publicité des A.A.?
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| La tradition veut que les relations extérieures de la société soient centrées sur l'attrait plutôt que sur la réclame. A.A. ne recherche jamais la publicité, mais coopère toujours avec les représentants responsables de la presse, de la radio, de la télévision, du cinéma ou de tout autre médium désireux de se renseigner sur le programme de relèvement. Les nouvelles publiées sur les Alcooliques Anonymes à l'échelon national ou international sont inspirées de l'intérêt que lui portent ses amis, jamais par le mouvement même. A l'échelon local, certains membres tiennent à informer la presse, la radio ou la télévision de la création de nouveaux groupes et de la date des réunions. L'association est profondément reconnaissante à ses amis ; c'est à eux qu'elle doit la considération dont la fraternité jouit aujourd'hui. Elle est également très sensible à ce fait qu'un des éléments essentiels à son programme, l'anonymat, ait été si fidèlement respecté par tous. |
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